Course Ultra - Delphes - Olympie - 255 kms

19, 20 & 21 Avril 2018

DEMANDE D' INCRIPTION

Olympie

Au confluant des rivières Alphios et Cladéos, au milieu d’un massif verdoyant qui miroite harmonieusement les reflets du soleil, entourée d’une plaine fertile, s’élevait Olympie, la cité la plus brillante qui n’ait jamais existé dans l’histoire du sport.
Berceau  des Jeux Olympiques, mais aussi lieu de culte et centre artistique de premier plan, elle a dominé l’antiquité hellénique pendant douze siècles.
L’Altis, l’enceinte sacrée dédiée à Zeus fut fondée entre le Xe et le IXe siècles av. J.C.   Durant la période archaïque des édifices grandioses y furent érigés  (VIIe-VIe siècles av.J.C.) et à partir de 576 av.J.C. la renommée et l’éclat d’Olympie avaient atteint leur apogée.
Des philosophes, des hommes d’état, des poètes, des dramaturges, des orateurs, des sculpteurs, des architectes, tels que Platon, Hérodote, Lysias, Alcibiades, Thémistocle, Pindare, Alexandre le Grand,  Aristote,  tous affluaient à Olympie afin d’y faire entendre, connaître et admirer leurs œuvres devant l’ auditoire le plus vaste de leur temps.

Le plus célèbre de tous les temples d’Olympie était celui dédié à Zeus, construit au Ve s. av.J.C., au milieu de l’Altis sacrée, une œuvre d’art créé par le grand architecte de Elis, Livon.
Les deux frontons étaient ornés de bas reliefs de marbre représentant des scènes mythologiques: à l’est,  la course de chars entre Pélops et Oenomaos roi de Pise, avec la figure  d’Apollon  d’une majestueuse simplicité se tenant au milieu et à l’ouest, le combat des Centaures et des Lapithes, œuvres majeures de la sculpture hellénique du siècle d’or, actuellement exposées au Musée Archéologique d’Olympie. La statue colossale d’or et d’ivoire de Zeus, une des sept merveilles du monde antique, chef -d’œuvre de l’illustre sculpteur du Ve siècle av. J.C Phidias,se dressait à l’intérieur du temple. C’était l’œuvre d’art la plus admirée d’Olympie, celle qui recevait le plus d’hommages.

Deux autres chefs- d’œuvres de la même période ornent aussi le musée d’Olympie: l’ Hermès de Praxitèle et la Victoire (Niké) de Péonios, découverts presque intacts étant protégés sous une couche d’argile.

Elle représente Hermes, très beau et robust jeune homme tenant dans ses bras l’enfant Dionysos, en tran de lui offrir une grappe de raisins.
Dans cette oeuvre les lignes viriles du corps, l’expression rêveuse et poétiquement mélancolique du visage, la clarté du regard qui contemple calmement l’infini, le sourire à peine esquissé sur les lèvres, la finesse de la bouche, la chevelure  en desordre, la brilliance du marbre, donnent la mesure de la beauté et de la grâce qui caracterisent l’art incomparable de Praxitèle. “C’est le signe extérieur le plus clair et le plus manifeste d’une reverie intérieure”. Ch.Waldstein–Directeur de l’Ecole Americaine d’Archéologie Athènes, 1882”.

La Victoire de Péonios est la conception la plus originale de la statuaire hellénique.  Elle est née d’un seul élan avec toute sa hardiesse et toute sa virtuosité, avec le vent qui plaque la robe sur les jambes.  Elle va prendre sont envol, s’élever ainsi dans l’air, le buste penché, c’est une prouesse dangereuse mais elle s’y risque...

L’ancien Stade d’Olympie est situé  à l’est de l’enceinte sacrée de l’Altis.
Les athlètes y pénétraient à travers un passage voûté, la Krypté, long de 32m, large de 3.7 et haut de 4,45m.
Deux colonnes de style corinthien étaient disposées de part et d’autre du passage.

Le Stade est construit selon un plan rectangulaire, d’une capacité de 45.000 spectateurs qui étaient assis à même le sol sur tout son pourtour.
La surface plane du Stade avait 212 m de long et trois largeurs de 28m, 29,7 et 30,7m. Les coureurs qui prenaient part à la course à pied s’alignaient à la tête du départ, devant un dispositif de cordes et de poteaux nommé «hysplix ».
Un starter, l’haphète, qui se tenait derrière eux, tirait sur les cordes au moment donné, et faisait tomber les poteaux (un devant chaque coureur), donnant ainsi le signal de départ, simultanément pour tous les coureurs.

Les Jeux qui se célébraient depuis l’époque préhistorique, furent réorganisés au cours du VIIIe s. av.J.C, la trêve sacrée fut instaurée et une périodicité régulière de quatre ans fut retenue alors qu’ils acquirent un caractère panhellénique. Les vainqueurs Olympiques étaient couronnés d’une branche d’olivier sauvage qui constituait le plus grand honneur pour le compétiteur et sa ville natale et n’avait son équivalent  ni en argent ni en distinctions sociales.

À partir de 776 av.J.C, date des premiers Jeux « officiels», leur institution connut une extraordinaire prospérité pendant douze siècles et dota l’histoire du sport de la plus brillante contribution. Dans l’ancienne Grèce et selon la conception de l’humanisme antique, l’idéal Olympique, impliquait un équilibre parfait du corps et de l’esprit, une éducation partagée entre force et intelligence.

L’ idéal olympique a instauré un culte de l’athlétisme aux retombées universelles et intemporelles ce qui explique la raison pour laquelle la flamme sacrée, qui brûlait dans l’Altis, ne fut jamais éteinte au cours de douze siècles de sa gloire. Néanmoins, elle s’éteignit par l’édit de Théodose II en 426 qui ordonna la démolition de tous les temples païens d’Olympie.

De nos jours, en dépit de tous les bouleversements et historiques et politiques mondiaux, la flamme continue toujours à brûler et à perpétuer l’héritage que la splendeur d’Olympie à légué à l’humanité.

 

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