Course Ultra - Delphes - Olympie - 255 kms

19, 20 & 21 Avril 2018

DEMANDE D' INCRIPTION

Delphes

«Le site archéologique de Delphes est un de plus beaux de la Grèce. Il y a le mystère, la grandeur et l’effroi du divin.» (Théophile Homolle – Directeur de l’Ecole Française d’Athènes – 1892)

Delphes fait partie de l’ Héritage Culturel Mondial de l’ UNESCO, reçoit deux millions de visiteurs par an et il est le siège du Centre Culturel Européen où chaque année ont lieu des manifestations artistiques{musique, théâtre, beaux-arts, danse) ainsi que des Congrès d’envergure internationale
Delphes est construit en amphithéâtre, littéralement accroché sur le flanc du mont Parnasse dans un décor grandiose d’une originalité vigoureuse, et d’une incomparable beauté et richesse naturelles.
C’est au pied de deux roches colossales, les Phédriades, séparées par un profond ravin d’où émanaient les vapeurs qui faisait tomber la Pythie en extase où les anciens Grecs avaient choisi d’édifier le sanctuaire panhellénique de Delphes et l’oracle le plus renommé de l’antiquité.

L’origine de l’histoire de Delphes se perd au fond des millénaires, à la préhistoire et aux légendes. Selon un mythe de la plus haute antiquité, Zeus lança deux aigles de deux parties opposées de la terre afin de connaitre, suivant le point de leur rencontre, où se trouvait le centre de l’univers. Les aigles se rencontrèrent au-dessus de Delphes et c’est là où les anciens grecs avaient placé l’ «omphalos» (le nombril) de la terre, le centre du monde.

Selon la tradition, il y avait à Delphes un sanctuaire dédié à Gaia (terre), gardé par le dragon Python. Apollon voulant s’emparer du sanctuaire tua Python et selon un hymne Homérique du 7e siècle avant J.C. Apollon se nomma Pythios Apollon. Cet acte a donné lieu à des célébrations dont les Jeux Pythiques étaient les plus renommées.

ΑπόλλωνIls étaient tenus dans le sanctuaire d’Apollon en honneur du dieu et en commémoration de sa victoire contre le Python. Ils comprenaient des compétitions musicales où l’on jouait à la kithare, un instrument étroitement associé à Apollon, on chantait aussi des hymnes accompagnés de lyre ou de flûte et on y représentait de pièces de théâtre. On y tenaient aussi des compétitions athlétiques et notamment des courses à pied dont la plus reconnue était le Stadion, (200m), suivie par le diaulos, (400m) et le dolichos (4.800m).(d’où le nom de notre course). La plus brillante de toutes les compétitions étaient la course hippique.
Les premières trouvailles mises au jour remontent à l’ère néolithique et appartiennent àun habitat de la période mycénienne.Le culte d’Apollon, dieu de la lumière, de la musique et de la grâce apparut vers le 8e s.av.J.C.et c’est au cours du 7e s. que les premiers temples en pierre dédiés à Apollon et Athéna commencèrent à y être édifiés:

Du 6e au 4e s. l’oracle de Delphes connut son apogée. Les Jeux Pythiques, les plus importants après les Jeux Olympiques furent restaurés et la prêtresse Pythie y prononçait ses fameux oracles qui acquirent une extraordinaire notoriété.
Assise sur un trépied par-dessus le ravin entre les deux Phédriades et sous l’effetd’exhalations émanant du fond du ravin elle tombait en extase et articulait des mots incompréhensibles que les prêtres de l’oracle interprétaient dans un langage imprécis et énigmatique.Citons que la fameuse bataille navale de Salamis, où se confrontèrent les trières des athéniens commandées par Thémistocle à la flotte des perses, doit son issue victorieuse à l’oracle de Delphes qui recommanda à Thémistocle d’avoir recours aux «murailles de bois», autrement dit les trière pour battre en retraite l’ennemi.
Des cités- états, des rois, des souverains et même de simples citoyens affluaient tous à Delphes pour chercher l’oracle et connaître l’issue des questions qui les préoccupaient: Bien entendu les services de Pythie se monnayaient à travers d’offrandes pour lesquelles Apollon manifestait son contentement avec des retombées favorables sur ceux qui les offraient.

Il va sans dire que le rayonnement de l’oracle s’étendit dans tout le monde connu de l’époque jusqu’en Asie Centrale à l’est et jusqu'à Rome à l’ouest et l’adoration que l’on porta au dieu se perpétua pendant des siècles. Pour s’assurer les grâces et les faveurs du dieu en lui offrant les plus précieux dons les cités états allaient jusqu'à se livrer à un antagonisme acharné.Les richesses s’accumulaient et des trésors d’une inestimable valeur en statues, œuvres d’art, des chefs –d’œuvre d’architecture ornaient de part et d’autre la Voie Sacrée qui remontait de l’entrée du site jusqu’au temple d’Apollon.

Plutarque et Xénophon font état des activités de l’oracle dans leurs œuvres de même que Sophocle dans son chef-d’œuvre «Œdipe Roi» (415 avant J.C.).
A partir du 4e s. avant J.C. Delphes devint un centre religieux, artistique, culturel, spirituel et sportif et en même temps un facteur régulateur de la réalité hellénique et de celle de bien d’autres contrées au-delà de ses confins.
Ainsi Delphes en position de force exerça une influence énorme dans la politique, les lettres, les arts, la colonisation, le commerce, la religion, attirant la convoitise de toutes les cités-états qui enviaient ses richesses et sa puissance.
Pausanias qui se rendit à Delphes au 2e s.AD, a relevé minutieusement tout ce qui restait de sa splendeur passée, les monuments, les édifices, l’épigraphie, les sculptures du sanctuaire.En 394 AD un décret de l’empereur Théodose 1er mit fin à tous les sites païens suite à l’avènement du Christianisme.

LA GRANDE FOUILLE DE DELPHES

«Vers 1610-1620 A.D, Delphes est abandonné et ce qui fut le centre du monde sort de la mémoire des hommes pour près de huit siècles. Il faut en effet attendre le XVe siècle pour que Delphes retrouve une identité, d’ailleurs encore imparfaite.
La fouille de Delphes débuta en 1860 par des archéologues allemands. En 1891 l’Ecole Française d’Athènes prit la suite des travaux sous la direction de Théophile Homolle. Au cours de ce qu’on appela «La Grande Fouille de Delphes» ont été mis au jour, (pour ne citer qu’une partie restreinte du bilan des fouilles jusqu' à nos jours), 5.000 pièces d’épigraphie qui révèlent la vie publique et ses différents aspects chez les anciens grecs, des œuvres de sculpture, une référence essentielle pour la plastique archaique et des œuvres d’architecture, un véritable laboratoire de toutes les grandes périodes de l’histoire.
Parmi les découvertes de l’année 1894; celle des Hymnes delphiques à Apollon connait un extraordinaire retentissement. L’Hymne est exécuté dans les grandes capitales du monde et aussi à Paris lors du congrès international d’athlétisme provoqué par Pierre de Coubertin et qui devait décider en 1894 de la renaissance des Jeux Olympiques et de leur attribution à la ville d’Athènes.
En 1896 on achève le dégagement du stade; et celui du mur polygonal avec l’angle Sud-Est. L’année 1896 fut aussi marquée par la découverte de la fameuse statue de l’Aurige, «un chef-d’œuvre de l’art de bronze et la trouvaille la plus précieuse et la plus extraordinaire», écrivait Théophile Homolle dans la même année.
Parallèlement aux fouilles, l’Ecole Française d’Athènes est également intervenue très tôt dans les travaux d’anastylose qui ont contribué à donner au site sa présente physionomie. Les plus remarquables sont ceux du Trésor des Athéniens (1902), de la Tholos (1938), une partie de la colonnade du temple d’Apollon(1941), l’autel d’Apollon(1958) ainsi que plusieurs monuments de la première partie de la Voie Sacrée. «Les noms ont une force, les «ombres» ont du prestige» écrivait l’archéologue Georges Daux pour expliquer le pouvoir d’attraction du sanctuaire alors qu’il avait perdu de son importance. Cette force et ce prestige Delphes l’exerce aujourd’hui encore sur les chercheurs et sur les visiteurs.»

Nous tenons à remercier Monsieur Dominique Mulliez, Directeur de l’Ecole Française d’Athènes, qui a eu l’amabilité de nous permettre d’utiliser des extraits de son article sur «La Grande Fouille de Delphes».

MONUMENTS IMPORTANTS DU SANCTUAIRE

Le Sanctuaire d’Apollon domine le centre de Delphes et la Voie Sacrée monte au milieu d’offrandes qui sont des Trésors, des Monuments, des édifices d’architecture classique, des statues, jusqu’au grand temple du 4e siècle avant J.C. de rythme dorien. Sur les murs du temple on lit les très connues sentences Connais-toi, toi-même ou «De la mesure en toute chose» et un grand nombre de bien d’autres. L’auteur de ces sentences fut en principe Socrate. Le temple est orné de superbes frontons.

LE THEATRE

Il a été construit au 4e siècle, au nord-ouest du sanctuaire d’Apollon, il dispose de 35 rangs de gradins et sur l’emplacement de l’orchestre pavé de dalles on peut distinguer les fondations de la scène. Pendant les Jeux Pythiques on assistait à des manifestations artistiques, présentations de pièces de théâtre, de chant et de musique accompagnées d’instruments.

LE STADE

Il a été construit au 5e siècle avant J.C.pour la célébration des Jeux pythiques. Il est situé au nord-ouest du théâtre, à l’extérieur de l’enceinte du sanctuaire d’Apollon. Il a été restauré au 2e siècle A.D par l’empereur romain, Hérode Attiques, qui y fit édifier des gradins en pierre et une monumentale entrée en forme d’arche. Sa capacité était de 6.500 places, sa longueur de 177 m.et sa largeur de 25,5m. On y tenaient des courses hippiques, des courses de chars et des compétitions sportives.

LE MUSEE

ΗνίοχοςC’est un de plus importants de la Grèce abritant un nombre excessivement grand de pièces des époques archaïque, hellénistique et romaine d’une inestimable valeur artistiqueet archéologique. En tète c lassons la statue en bronze de l’Aurige, chef-d’œuvre de l’art classique qui domine le Musée.
Elle fait partie d’un groupe plus grand composé de quatre chevaux qui tiraient un char et dont on n’a retrouvé que certaines parties. Le corps et le visage sont impressionnants, les yeux sont en onyx, exerçant un pouvoir magnétique sur le visiteur, donnant l’impression que l’Aurige suit chaque mouvement dans la salle du Musée. L’Aurige semble avoir du contrôle sur ses sentiments et conserve son sang-froid alors qu’il se trouve encore sur son char. Il avance impassible sous les applaudissement de la foule après sa victoire aux Jeux Pythiques. Un autre chef-d’œuvre de l’art Classique c’est un ensemble de trois jeunes filles en train d’exécuter quelques pas de danse portant de couronnes d’acanthe sur la tête, le Sphinx des Naxiens, l’Omphalos de la terre (cité par Pausanias et retrouvé à l’endroit indiqué ainsi qu’un nombre important d’autres œuvres d’art exposées au Musee de Delphes. L’ «OMPHALOS» (LE NOMBRIL)
C’est un énorme rocher qui désignait l’emplacement du centre de la terre.

LA SOURCE CASTALIE

Elle se trouve dans la crevasse des Phédriades et son rôle fut considérable dans le culte du sanctuaire. C’est dans les eaux de cette source que la Pythie se purifiait avant de prononcer ses prophéties. Ils s’y purifiaient encore tous ceux qui venaient consulter l’oracle, prêtres et pèlerins.

LE GYMNASE

C’est la où les jeunes gens étaient éduques et entrainés pour les compétitions sportives et principalement pour les Jeux Pythiques. A partir de la période hellénistique le Gymnase devint un lieu des manifestations culturelles. Des philosophes, des poètes, des dramaturges, des musiciens, des orateurs, venaient y donner des conférences ou faire entendre leurs œuvres. Il s’y tenait encore une course aux flambeaux qui partait du Gymnase et aboutissait au Temple d’Apollon.

 

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